Le Coq Hardi

Du Coq Hardi, ne demeure que le souvenir d’une auberge imposante qui se dressait parmi les premières maisons de la Grand’ Rue, dans l’un des plus vieux quartiers de la Ville. Archives Municipales d’AlèsDu Coq Hardi, ne demeure que le souvenir d’une auberge imposante qui se dressait parmi les premières maisons de la Grand’ Rue, dans l’un des plus vieux quartiers de la Ville.Le Coq Hardi englobait deux immeubles distincts datant du XVe et XVIe siècles :- L’auberge proprement dite sur la Grand’ Rue- Les anciennes casernes au Nord de l’AubergeSeule la partie inférieure avait été gardée intacte. La partie supérieure avait été restaurée par le propriétaire, l’architecte Balme qui avait fait orner l’édifice de créneaux. Le même Balme avait loué à la ville d’Alès dans les années 1915 le Coq Hardi afin d’y loger le corps des sapeurs-pompiers ou tout autre service municipal.Dans les années 1930, le nouveau propriétaire fit disparaître les créneaux.Cette maison possédait un bel escalier Renaissance. On avait retrouvé dans ses fondations des vestiges romains et une monnaie du Roi Jean le Bon.La tradition locale veut que Louis XIII, après la prise d’Alais en 1629, ait logé dans cette auberge et qu’il ait anobli l’aubergiste, le Sieur Laplane qui serait devenu le Sieur de Laplane.Ce qui est plus certain, c’est que pendant une grande partie de son séjour à Alès, Louis XIII fut l’hôte du Marquis d’Entremont, dont l’hôtel était situé au 93 de la Grand’ Rue. Richelieu logeait dans un bâtiment plus modeste, voisin du Coq Hardi, qui donnait sur une impasse appelée par la suite impasse Richelieu.Le Coq Hardi fut l’une des dernières maisons démolies de la Grand’ Rue, en 1965.(Sources : Archives Municipales d’Alès)