Les Chambres d’Agriculture

Agneau © EICC

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Les « Chambres d’Agriculture » ont été fondées par la Loi du 3 janvier 1924. Elles sont chargées de représenter les intérêts de l’ensemble des acteurs de l’agriculture : exploitants agricoles, mais aussi propriétaires, salariés, et organisations agricoles telles que les mutualités, coopératives, crédits et syndicats à vocation générale. Elles accompagnent aussi les exploitants agricoles dans leur développement et peuvent être saisies par les collectivités territoriales sur une problématique d’aménagement du territoire.
Au niveau départemental, les chambres d’agriculture jouent un rôle essentiel d’information et d’aide aux agriculteurs. Elles disposent de Comité d’orientation de développement, d’élevage et d’organes de formations. Par ailleurs, elles accompagnent l’évolution de l’agriculture et des filières et ont aujourd’hui des compétences élargies aux questions d’environnement, de développement territorial et rural, de développement de la filière forêt-bois.

Les principales actions menées par les Chambres d’Agriculture concernent :

  • L’appui aux exploitations : cela regroupe les actions de conseil et de formation relatives à l’installation des agriculteurs, ainsi qu’aux projets des exploitations et aux productions : conseil global, stratégie commerciale, conseils techniques sur les productions…
  • Les ressources et la gestion des bases de données : Elles concernent le pilotage des programmes de développement et l’ingénierie des programmes de formation, l’observation et la modélisation des systèmes d’exploitation ainsi que les essais et les expérimentations.
  • L’agronomie et l’environnement : Des démarches environnementales globales sont menées sur les systèmes de productions ou sur des territoires, la gestion de la fertilisation, la protection des cultures, la gestion quantitative de l’eau, le recyclage des déchets, la gestion de la qualité des sols, des énergies, ainsi que les mises aux normes environnementales.
  • Les territoires et le développement local : C’est l’implication dans les projets de territoires, la gestion de la biodiversité et des paysages, le pastoralisme, l’aménagement foncier et l’urbanisme, et la gestion des risques et des calamités. C’est aussi la valorisation des réseaux « Ferme » et « Marchés des producteurs de pays » et du tourisme vert en général : les produits de l’agritourisme, la restauration du patrimoine…
  • Les démarches qualité des produits et l’appui aux filières territorialisées : Elles concernent le développement de l’agriculture biologique, l’appui aux démarches qualité des produits (label rouge, AOC…), ainsi que le développement des filières de proximité, la promotion des produits fermiers et les autres projets de filières alimentaires et non alimentaires.
  • Les mesures, les analyses et les comptabilités : Menées au sein d’une partie des Chambres, ces activités concernent le contrôle de performance des animaux, la comptabilité des entreprises, des laboratoires d’analyse.
  • La promotion de l’agriculture et de ses métiers : Incluant l’organisation et la participation aux salons et foires, les animations dans les écoles, l’orientation des jeunes.
  • L’économie et la politique agricole : Incluant la macro-économie (études, prospectives, observatoires, veille sur les filières,…), le suivi des politiques et les actions de coopération internationale
Vaches de l'Aubrac sur le Mont-Aigoual © EICC

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En ex-Languedoc-Roussillon, le Réseau des Chambres d’agriculture s’était doté d’un service commun à toutes les structures : l’OIER-SUAMME (Organisme Inter-Etablissement du Réseau des chambres d’agriculture – Service d’Utilité Agricole Montagne Méditerranée Élevage).
Créé en 2009, cet outil servait de recherche et de développement sur la valorisation des ressources agropastorales et fourragères des territoires d’élevage, la diversification et les références sur les systèmes de production, il intervienait sur les structures de production.
En complément des actions de développement menées par les Chambres d’Agriculture départementales, l’OIER-SUAMME menait des missions d’expertise et de recherche-développement liées à l’agriculture en zone de montagne et en zone défavorisée.
Ses missions principales étaient les suivantes :

  • défendre l’intérêt de l’élevage et de l’agriculture de montagne,
  • réaliser des études de références et d’ingénierie,
  • travailler sur la transformation des produits,
  • animer les filières d’élevage et de productions végétales de montagne, y compris par la mise en œuvre d’expérimentations.

L’OIER SUAMME réalisait des diagnostics pastoraux et apportait un appui méthodologique dans les projets territoriaux de reconquête ou de redéploiement de l’agropastoralisme.
Organisme de recherche et développement sur la valorisation des ressources issues de l’agropastoralisme et des ressources fourragères des territoires d’élevage, il capitalisait les travaux de recherche-développement menés depuis plus de 30 ans. Ces travaux menés par les services pastoraux méditerranéens ont abouti à la production de références sur les milieux pastoraux, les ressources fourragères et sur les méthodologies de diagnostics des espaces pastoraux.

Pour en savoir plus sur les Chambres d’Agriculture :